vendredi 15 mars 2013

Quand le carnaval et la poésie s'enmêlent







A

   Ce mercredi 13 mars à la bibliothèque,
entre poésie et carnaval nous avons crée nos masques.

Des masques poétiques pour un carnaval où nous vous donnons rendez vous sur la pelouse du cloître après le défilé avec notre petite bibliothèque poétique ambul'lente.

 
Après le goûter et pendant que nos créations tranquilement séchées nous avons écouté Le carnaval des animaux .
Encore une belle après midi à la bibliothèque, merci aux participants.

samedi 9 mars 2013

De la poésie dans ton panier

samedi 9 mars sur le marché
AVIS A LA POPULATION
 
 
La Petite Biblio Poétique Ambul'lente
 est désormais sur les routes de votre village.
        Retrouvez là sur chacun des lieux de notre programme vous y trouverez de quoi nourrir
votre coeur de poète.


Entre chaque sortie vous pouvez la retrouver  dans votre bibliothèque
 N''hésitez pas à y offrir un poème de votre cru.
 
Prochaine sortie le samedi 16 mars à l'Echoppe café 

Un jour, un poème,

Cris d'enfants.

Le poème et son murmure
Une feuille oubliée
entre deux mouvements de tambour.
Tout a commencé à l'aube du non dit
et le silence a eu peur.
Un piano dans le ciel
Et le vent qui touche nos épaules.
L'aile d'un ange perdu
qui cherche son chemin.

Dominique Cagnard

Extrait de Tzigane ,je veux être ton papillon
Source Printemps des poètes

vendredi 8 mars 2013

jeudi 7 mars 2013

Un jour, un poème,

Extrait de

Le poète et la méchante humeur
...
"Toute cetteméchante humeur, comme
un brouillard entre les êtres et moi, un
brouillard tiède et poisseux.
Est ce ma faute à moi si je grimace ?
Tout le monde, et en premier lieu la
météo, fait bien la grimace !

D'ailleurs l'heure de se lever est déjà
dépassée largement, et personne n'a l'air
de s'inquiéter. "...

Jean Marie Barnaud

mardi 5 mars 2013

Un jour, un poème

                                                                    "D'une sarbacane" 
 
quand à deux on se dit
que l’on peut refaire le monde
en tournant une page

c’est déjà le début d’un voyage
on se dresse un lit de papier
et les yeux font le reste

en tournant une page
pas pour changer l’univers
le mouvement des sphères
la marche des nuages

mais être là lecteur de soi
devenir paysage
vivre à deux comme lancé
d’une sarbacane

quand à deux on s’avance
pour lire entre les lignes
pour imprimer les signes
de ses pas ses détours

quand à deux on s’avance
au retour de l’enfance
ses allers ses retours

comme lancé loin des arcanes
d’une seule sarbacane
pour un supplément d’amour


Carl Norac
Source Printemps des poètes

lundi 4 mars 2013

un jour, un poème

"Elégie"

J’étais à toi peut-être avant de t’avoir vu.
Ma vie, en se formant, fut promise à la tienne ;
Ton nom m’en avertit par un trouble imprévu,
Ton âme s’y cachait pour éveiller la mienne.
Je l’entendis un jour, et je perdis la voix ;
Je l’écoutai longtemps, j’oubliai de répondre.
Mon être avec le tien venait de se confondre,
Je crus qu’on m’appelait pour la première fois.

Savais-tu ce prodige ? Eh bien, sans te connaître,
J’ai deviné par lui mon amant et mon maître ;
Et je le reconnus dans tes premiers accents,
Quand tu vins éclairer mes beaux jours languissants.
Ta voix me fit pâlir, et mes yeux se baissèrent ;
Dans un regard muet nos âmes s’embrassèrent ;
Au fond de ce regard ton nom se révéla,
Et sans le demander j’avais dit : Le voilà !

Dès lors il ressaisit mon oreille étonnée ;
Elle y devint soumise, elle y fut enchaînée.
Comme un timbre vivant, l’écho du souvenir
Appelait par ton nom l’écho de l’avenir.
Je le lisais partout, ce nom rempli de charmes,
Et je le relisais, et je versais des larmes.1
D’un éloge enchanteur toujours environné,
À mes yeux éblouis il s’offrait couronné.
Je l’écrivais… bientôt je n’osai plus l’écrire,
Et mon timide amour le changeait en sourire.
Il me cherchait la nuit, il berçait mon sommeil ;
Il résonnait encore autour de mon réveil ;
Il errait dans mon souffle, et lorsque je soupire
C’est lui qui me caresse et que mon cœur respire.

Nom chéri ! nom charmant ! oracle de mon sort !
Hélas ! que tu me plais, que ta grâce me touche !
Tu m’annonças la vie, et, mêlé dans la mort,
Comme un dernier baiser tu fermeras ma bouche.

Marceline Desbordes Valmore

Source "Le printemps des poètes"